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Bienvenue sur le blog : Ciné-culte. Si vous avez une passion pour les films cultes et étranges de tout genre, vous êtes à la bonne place !
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Face/Off (1997)




Vous savez il y a des films qu'on apprécie davantage quand on tourne notre cerveau à off. Il y a aussi des films qui sont si ridicules qu'il est impossible de le faire et dont la stupidité limite dangereusement notre capacité à écouter ce film sans en rire et/ou s'endormir. Face/Off fait partie de la deuxième catégorie. L'histoire est bien simple, après un gros combat un méchant est dans le coma, mais il avait placé une bombe dans la ville qui risque d'exploser sous peu. Un gentil policier va donc se faire transplanter le visage du méchant (on va carrément arracher le visage du méchant et le « coller » sur le gentil) pour interroger le frère du bandit et savoir ou ils ont caché la bombe. Tout à coup, cauchemar! Le méchant se réveille sans visage, va appeler le scientifique qui a fait l'opération pour le policier et se faire coller l'autre visage sur le sien. Après il va évidemment effacer toute trace du scientifique et même du chef de police noir nommé Tito (moment émouvant).



John Woo est généralement vu comme un auteur, dans le sens de film d'auteur. Pourtant, c'est un cinéaste oriental avec une touche fortement « américaine », bourré de symbolisme assez basique (du genre des colombes dans une église, les opposant dos à dos face à une vitre qui tirent dans le miroir...), d'explosion et de violence exagérée. Ici la violence n'est non pas exagérée comme un film gore asiatique le serait, soit de façon surréaliste et ironique, mais comme un gros film hollywoodien débile, soit pour combler un spectateur plus intéresser par le goût de son pop-corn que par le film. Les critiques américaines adorent John Woo et ont aussi adoré ce film (moyenne de 7.9/10 sur 63 critiques sur Rottentomatoes). Personnellement, j'ai toujours eu de la difficulté à accrocher même à ses gros classiques (Hard-Boiled et The Killer).


Peut-être n'ai-je jamais perçu la sensibilité derrière la brutalité ou je ne sais quoi. Personnellement je trouve que ce film est une grosse série de clichés, filmé avec soin, mais sans une grande recherche esthétique. Les images sont parfois belles, mais tout est trop évident. Le film n'est pas beau en soi, n'apporte rien, ne porte aucun message et ne fait qu'engendrer l'éternelle dichotomie bon/méchant. Toutes les situations classiques auxquelles vous pouvez vous attendre après avoir lu le résumé de l'histoire se retrouvent dans ce film, je ne vous parlerai même pas de sa fin, vous la devinerez vous-même.


Je m'insurge simplement du succès qu'a eu Face/Off, autant au niveau critique qu'au Box Office. C'est un film sans âmes et si on enlève la présence des acteurs connus (qui pourtant on fait un long séjour dans la série B) je vois mal comment ce film aurait même pu se tailler une place au cinéma. Personnellement je préfère un film avec de gros défauts évident qui ne se prend pas au sérieux, mais qui tente au moins d'apporter une réflexion. Ici, on ne veut que donner de la viande aux amateurs de films d'action, les gaver comme dans un gros buffet de scène d'action impossible, ultra-exagéré tout en faisant de beaux ralentit sur les grosses explosions. En gros, c'est le guide « Comment faire un film de série B pour les nuls ».

Bon, je me suis assez défoulé! Le budget élevé et le talent de John Woo (toujours plus grand qu'un Michael Bay par exemple) font en sorte que ce film n'est pas un échec total. Personnellement j'aime bien John Travolta et Nicholas Cage aussi. Je ne vous recommande tout de même pas ce film.

Note : 2/5

Looper - 2012


 Pour une rare fois, je vais critiquer un film récent! Tout d'abord, le film se passe en 2042 au Kansas. En cette année, le voyage dans le temps n'existe pas encore. Par ailleurs, il va être inventé d'ici 30 ans, sera illégale et c'est la mafia qui en aura le contrôle absolu, afin d'éliminer des individus nuisibles. L'avancement de la science afin de détecter des cadavres fait en sorte qu'il sera nécessaire pour eux de s'en débarrasser de cette façon afin de ne pas se faire prendre. Un Looper est quelqu'un qui, en 2042, travaille pour la mafia et exécute les individus du futur. Il faut dire que l'idée de départ est assez intéressante. On a droit à un univers dystopique assez intéressant : un monde sombre, où la pauvreté semble omniprésente et l'écart entre les riches et les pauvres énorme. Une ville où la mafia contrôle la société, où la corruption est une pratique courante, où les gens se promènent couramment avec des fusils sans attirer les regards. Ce n'est pas si loin d'aujourd'hui quand on y pense! Mais c'est sans compter sur la mutation des gènes dût aux radiations atomiques, qui font en sorte que 10% de la population à des pouvoirs télékinésique. Ces pouvoirs se résume globalement à soulever des pièces de monnaie de quelques centimètres, rien d'autre.


Parfois il arrive qu'un Looper doive « boucler sa boucle ». Cela signifie qu'il doit se tuer lui-même, 30 ans dans le futur. Il a ainsi droit à une retraite dorée pour profiter de ses dernières années. Si un Looper ne fait pas son travail et laisse sa victime s'échapper, la mafia le pourchasse et finit par l'éliminer. C'est ainsi que commence l'histoire, l'homme que Joe devait éliminer, sois lui-même 30 ans plus tard, réussit à s'échapper, ce qui lance une grande chasse à l'homme. Dans ce film, les personnages sont étonnamment bien développés. Joe est quelqu'un qui a été abandonné alors qu'il était jeune, laissé à lui-même dans la rue et qui a fini par rejoindre les milieux criminels. Il ne croit qu'en ses possessions, cachant une partie de la somme qu'il devrait remettre à son employeur et se préparant déjà à sa retraite pour voyager. Le Joe du futur est bien au-delà de tout ça, il a connu l'amour et a changé, maintenant c'est sa priorité, bien au-delà des valeurs matérielles. Il veut sauver la femme qu'il aime et qui sera assassinée dans le futur en tuant à l'avance l'enfant qui, plus tard, sera indirectement responsable de cette mort.


L'histoire peut paraître assez complexe raconter ainsi, mais il y a une grande fluidité dans la façon dont c'est raconter. En fait, le scénario reste concentré à fond sur l'histoire, nous permettant de tout suivre sans nous perdre dans les nombreux éléments du futur dont il y aurait pourtant tant à dire. Le film s'adresse avant tout aux admirateurs de films d'action, le suspense est bien maintenu et le niveau de tension reste toujours assez élevé. Les références à différents univers de films de science-fiction sont nombreuses, mais ils semblent ne servir qu'à donner une base au film plutôt qu'a véritablement critiqué la société actuelle, comme le font beaucoup de films dystopique. Le film est bien tourné aussi, certains plans sont très beaux visuellement, bien que de façon générale la caméra se contente de filmer de façon assez fluide. Il n'y a pas vraiment une touche personnelle au niveau de la réalisation, mais c'est bien fait et efficace. Même chose pour le jeu d'acteur, évidemment on ne s'attend pas à des performances bouleversantes dans un film de ce genre. Il faut dire aussi que le film est assez violent, se concentrant davantage sur l'action que sur la sensibilité des personnages. De ce côté il comblera évidemment les admirateurs de films d'actions, tout en ayant un léger plus au niveau de l'histoire, des personnages et dans la façon de filmer.


Je crois que cela décrit bien le film Looper : un bon film d'action avec un petit plus. Pas de grandes prises de risque, sinon peut-être cette histoire non conventionnelle. Pas d'explications sur la société actuelle, pas d'énorme remise en question des personnages, mais un film bien fait qui nous fait passer un bon moment. Le film est drôle aussi, tout en sachant être sérieux quand il le faut. Il manque toutefois un petit quelque chose, un peu de personnalité, pour que ce film marque les mémoires. Reste qu'il comblera probablement vos attentes!

Bons points :

  • Bon suspense
  • Bien filmer
  • Personnages développés davantage que dans un film d'action conventionnelle
  • Histoire originale
  • Drôle

Défauts :

  • Peu de prise de risque
  • Peu d'explication sur les circonstances des différents problèmes de la société
  • Se concentre plus sur l'action que sur l'émotion
  • Histoire tout de même complexe
  • Prends des éléments de différents univers de science-fiction sans réellement créer sa propre base

5/6

Deux James Bond


Pour aujourd'hui, deux classiques de James Bond, représentatif d'une époque différente pour chacun, seront critiqué. Je ne ferai pas de longues critiques, évidemment, mais seulement ressortir quelques points importants. Les réalisateurs ne sont pas vraiment important dans ce cas-ci, il faut savoir que l'ensemble des films de la série James Bond sont au mains de la famille Broccoli (le père, qui avait acheter les droits, les a légués a ses enfants). Généralement, les James Bond vont donc être analyser selon l'acteur jouant le rôle principal et par l'époque où le film a été tourné. Le but est de démontrer le sommet des effets spéciaux de l'époque.


Goldeneye - 1995
Martin Campbell

Goldeneye est un film d'action assez simple, avec une histoire assez solide pour contenir n'importe quelle amateur de film de série B. Les effets spéciaux sont, par ailleurs, toujours réussie. L'histoire est simple, des russes, motivé par l'argent plutôt que par des décision du gouvernement, veulent utiliser un satellite pour détruire une partie de la terre. Un ex-agent secret, associé par le passé avec Bond et dont on croyait la mort dirige ce groupe.


Cliché par dessus cliché. Premièrement, pourquoi parler encore de la Russie en 1995 ? Trouvez vous de nouveaux ennemis ! L'URSS a été démantelé en 1991, ce sujet faisait déjà "passé date". Pierce Brosnan joue un James Bond sans personnalité propre, contrairement à Roger Moore ou Sean Connery il ne semble pas avoir de traits particuliers, c'est seulement le héros d'une série B. Le scénario est risible, compliqué inutilement avec ses multiples détours ou ses scène d'une franche stupidité (que dire de la poursuite dans une ville ou Bond pilote un tank !). Bien entendu, ce film a ravi les amateurs de films sans substances, où c'est les effets spéciaux et les cascades qui gagnent sur le talent des scénariste. De plus le film est inutilement long, au dessus de 2 heures pour une histoire qui tient en une ligne. Sans parlez de l'informaticien affreusement énervant, tout droit sortie de Jurrasic Park avec sa chemise hawaïenne, son accent faussement russe batard et ses réplique du genre : "Les américains sont des nullard, ils ne me retrouveront pas AHAHAH" ou "Je suis invincible !"). Finalement, ça passe mieux en jeu vidéo qu'en film.

MA note : 2.5/6
C'est quand même James Bond...

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Moonraker - 1979
Lewis Gilbert

Moonraker est un James Bond de la vieille école, avec ses vieux effets spéciaux qui (je dois l'avouer, je fait du favoritisme) ont encore un certain charme aujourd'hui. Le film ne tient pas seulement sur ses effets spéciaux, comme Goldeneye, mais aussi sur bien d'autres aspect.

Encore une fois, c'est l'histoire d'un méchant qui veut gouverner le monde. Il veut envoyer des représentants "parfaits" physiquement d'êtres humains dans l'espace, pour pouvoir détruire toute vie humaine sur la terre (avec une substance chimique qui n'affecte pas les animaux) et en rebâtir une nouvelle. Bien heureusement, James Bond découvrira cette affaire et se chargera de sauver le monde.


Rien d'original la-dedans, c'est un scénario de James Bond typique. Par ailleurs, les personnages sont bien plus attachants. Roger Moore, qui incarne ici James bond, est la représentation parfaite du séducteur. L'humour, présente surtout dans ses répliques, est de bon goût et les références à de nombreux films (notamment Star Wars, phénomène de mode à l'époque car sortie deux ans plus tôt). Bien entendu, les situations sont fréquemment ridicules, mais le ton de l'œuvre s'y porte davantage que dans un film comme Goldeneye, le film ici est grandement ironique. Rien qu'à penser à cette scène de bataille dans un musée de verre, où le mercenaire chinois du méchant vient déguiser en samuraï ou je ne sais quoi. Un autre méchant, Jaws, est excellent lui-aussi, avec ses dents de métal et sa carrure de géant, il est probablement un des antagonistes les plus drôle et intéressant. En fait, le film est un remake d'une parodie de James Bond, Ramdam à Rio, ce qui explique ce ton généralement ironique et ses nombreuses références. Il m'est donc assez difficile de jugé adéquatement ce film, n'ayant pas vu l'œuvre initial. Reste que Moonraker est un bon James Bond, bien que le film soit un peu daté aujourd'hui.

MA note : 3/6
Un bon James Bond
 
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